4 phases du développement de l’humain …et de la plante
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4 phases du développement de l’humain …et de la plante
4 phases du développement de l’humain …et de la plante

La notion de Développement humain est complexe. On peut cependant s'en approcher ...en regardant une plante pousser au fil des mois.

Les enseignements qu'on en tire sont majeurs pour saisir la nature même de ce qu'est le développement et pour percevoir qu'il y a des correspondances éclairantes entre les différents états d'une plante et certaines étapes de la vie de chacun.

Bonne lecture !


Vivre, vivre vraiment, c’est évoluer.
Oui évoluer, c’est à dire se transformer, se réformer, se métamorphoser, changer d’état, passer des caps, inventer une suite adaptée à des conditions nouvelles, etc… Et cela, tout en restant profondément soi-même. C’est un phénomène curieux et complexe mais c’est la façon dont chaque biographie humaine se déroule d’âge en âge. 25 ans n’est pas 40 ans et encore moins 55 ans… et, bien sûr, pas seulement du point de vue physique. Pour mieux comprendre de quoi il s’agit, où pourrait-on trouver une correspondance dans la nature de ces ’’changements profonds dans la continuité’’ ?
 
Tout simplement en observant les plantes. Symbole même de la vie, la plante se perpétue seulement parce qu’au fil du temps elle se développe par phases et métamorphoses successives. Ne nous attachons aujourd’hui qu’à quatre étapes bien connues : les phases Tige-feuilles, Fleurs, Fruits et enfin Graines.


Mais finalement, dans la vie, pourquoi ne pas suivre une voie linéaire de développement ? Croître simplement puis dépérir, de la jeunesse à la vieillesse, cela ne suffirait-il pas ? Certainement pas car la vie, qu’elle soit végétale, animale ou humaine, c’est autre chose. Il y a des étapes successives pour devenir pleinement une rose ou un papillon, mais aussi un Jacques ou une Céline…
 
Pour les êtres humains ce n’est pas la mort physique qui sanctionnerait à terme un défaut de changement. Ce serait plutôt un non-accès à son humanité propre. Un homme ou une femme de 45 ou 50 ans qui se comporterait en tous points comme à 22 ans ne mourrait pas mais il lui manquerait une partie de son être. Et socialement, l’humanité en général en serait privée aussi…
 
Voyons ce que nous pouvons en dire dans le cadre de ce court texte.





Commençons par la phase Tiges-feuilles.
Au cours de la vie, le moment où nous avons besoin de ce mouvement alternatif horizontal/vertical, c’est la vingtaine. Expliquons-nous. Pour y faire l’expérience de lui-même, et ainsi découvrir qui il est, le jeune de 18, 20 ou 25 ans a besoin d’aller vers le monde et les autres (geste horizontal Feuilles) y compris, à cet âge, en étant dans l’erreur voire l’outrance. Sans cesse alors, ce sont les prises de conscience de ses goûts profonds ou de ses limites qui lui permettent de se trouver et de commencer à développer sa propre personnalité. C’est ainsi une sorte de geste vertical (Tige) de construction psychique personnelle.
 
Exemple. 
Feuille : c’est en m’intéressant au hip-hop, au sport ou bien encore à la poésie, que je ressens et je reconnais que certaines inclinations ou énergies sont présentes en moi.
Tige : grâce à ces expériences, je sais peu à peu à quel point je veux, ou ne veux pas, être ceci ou cela, et jusqu’où. Au gré de mes sensations dans ces rapports avec mon environnement, je fais des choix, j’avance pas à pas et je dessine les contours de ma personnalité.
« Il faut que jeunesse se passe ». Cette maxime est tout à fait juste. Tige-feuilles est bien une phase importante du développement de l’humain.







Quelle est la correspondance avec la Fleur ?
En restant schématique au niveau des tranches d’âges, on peut dire que durant la trentaine le processus de recherche et d’affirmation de sa personnalité reste Tige-feuilles, mais sous une forme nouvelle. En s’installant dans le monde – travail stable, couple, famille, maison – le (ou la) trentenaire se trouve désormais lui-même dans une sorte de conquête. Il s’agit désormais d’affirmer les contours de sa personnalité en trouvant sa place sociale et en arrêtant ses façons personnelles d’agir et de réagir face au monde.
 
C’est à la fin de la trentaine que la personnalité est à peu près définie, qu’elle atteint une sorte de complétude. On parle alors de maturité. On dit aussi quelquefois d’une personnalité qu’elle fleurit avec le temps… C’est un peu la même chose pour les plantes dans la mesure où les botanistes ne peuvent déterminer la ’’personnalité’’, ou la variété exacte de la plante que lorsque celle-ci a atteint le stade Fleur.












Quand l’être humain donne-t-il Fruits ?
Si la personnalité de chacun s’installe tant bien que mal pour les êtres humains vers la quarantaine dans la phase Fleurs, la phase suivante (Fruits) n’est pas ’’automatique’’ comme pour la plante. Il y a en effet beaucoup de plaisir à en rester au paraître, à l’avoir  ou au statut social qui sont autant de formes de type Fleurs, plus ou moins qualitatives, du parcours de vie humain. Peu de gens sont totalement exempts de cette forte tentation.
 
Mais alors quelle serait la nouvelle voie à suivre ? Le qualitatif. Voilà un mot qui donne un bon indice pour comprendre une part de ce que réclame la 2ème partie de la vie. Désormais, plus que jamais la question sera : ce qui est décidé et ce qui est fait est-il juste en termes de qualité–même des actes ? L’étalon à prendre en compte pour en juger est maintenant à trouver dans ses propres idéaux et ses valeurs les plus profondes. Sans cela, point de Fruits pour la société mais, en fait, encore et encore des Fleurs, de moins en moins attirantes…
 
Après le tournant de la quarantaine, le besoin pour la plupart des hommes et des femmes de donner des ’’fruits sociaux’’ s’affirme toujours davantage. Les plus nourrissants seront générés par cette recherche sincère de cohérence et par une sorte de dialogue avec les réponses ou les opportunités que le monde ne manque pas alors de donner.
A chacun alors de s’interroger sur la qualité effective de ce qu’il apporte au monde.












La fin de la vie et les Graines…
Comme nous l’avons vu, la production de fruits durant la quarantaine, la cinquantaine et ensuite dépend de l’activité propre de chacun. Il n’est pas étonnant que, l’âge venant, les graines ne soient, elles aussi, qu’une potentialité. Car, autour de la soixantaine et jusqu’à la fin de la vie, les fruits peuvent être moins visibles et, en fait, devenir des Graines. Quelle différence entre les deux ? Si le fruit se consomme et donne des forces tout de suite, la bonne graine, elle, est porteuse de tout un avenir.
 
Il y aurait alors deux façons de vivre la phase Graines : soit donner de soi et transmettre un enseignement, soit être soi-même une sorte de terreau pour que la graine de l’autre puisse trouver un terrain où germer. Dans tous les cas, ce sont les efforts d’humanité des étapes précédentes qui feront que ces graines seront acceptées ou que la terre offerte trouvera preneur. Que la vie conduise à ce que ces choses se produisent effectivement relève de la Sagesse. C’est une résultante heureuse et un bienfait de l’âge avancé car un des caractères de la sagesse c’est qu’elle ne peut s’imposer. Elle ne peut qu’être perçue et ressentie par les autres en toute liberté.
Ce que les graines deviendront pour chacun est une autre histoire de vie…
 
 
Si être Tiges-feuilles est naturel pour tout être humain, il convient pour chacun de s’interroger sur les perspectives suivantes : jusqu’où et comment ai-je développé mes fleurs ? est-ce que je produis des fruits véritablement utiles pour mon entourage ou la société ?... Et, plus tard : en quoi suis-je Graines ou terreau pour mes semblables ?
  
 
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